Et de 1000 : 1er éclairage sur Myspace… (3/3)
Dimanche 25 janvier 2009
3. Et qu’est-ce qu’on fait avec tout ca ?
Je n’ai bien sûr pas de réponse.
A ce jour, nous n’en faisons pas grand chose.
Mais que pourrait-on imaginer ?
a. Qui sont nos amis ?
Honnêtement je ne sais pas vraiment.
Je soupconne que ce sont majoritairement des (auto)-déclarés artistes, plus ou moins rémunérés lorsqu’ils font des performances. Littérateurs, musiciens, conteurs, groupes, etc.
b. Qu’attendent-ils de nous ?
Je le sais encore moins.
Pour une part : qu’on les embauche, qu’on leur offre les moyens de s’exprimer (prêt de salle, organisation de mini-concerts, etc).
c. Que peut on faire avec tout ca ?
Là encore, je ne sais pas ce que techniquement Myspace permet de faire avec ses amis:
- mailing
- invitations à des événements
- billets de blogs dédiés
- commentaires envoyés à tous
- ?
Je crois qu’avant tout on a une liste d’adresse mels. 1.000 c’est pas mal du tout.
Alors on pourrait :
* bisser notre newsletter bimensuelle
* créer une newsletter spécifique pour ces gens :
- Ne mettre en avant que les événements culturels cools, underground, etc
- Ne mettre en avant que des offres web. A priori, on s’adresse surtout à des surfeurs, ils sont peut-etre moins intéréssés par la prochaine expo de livres médievaux – et plus par notre nouvelle offre en ligne de Vidéos à la demande.
Et de 1000 : 1er éclairage sur Myspace… (2/3)
Samedi 24 janvier 2009
2. Approche qualitative
Là, ca sera sans doute moins bon.
C’est globalement très difficile de faire vivre cela.
…
On a blogué?… Non
On a changé la musique proposé régulièrement ?… Non
On a mis en avant des nouveautés vus ici ou là?… Non
Ce qu’on a réussi à faire :
- L’agenda culturel (“shows à venir”) tourne bien : opn présnete les petits groupes locaux qui tourennt sur des scènes undeground
- Le fonds d’écran en rapport avec nos grosses animations du moment (avec un petit texte afférent)
On est limité parce qu’il n’y a pas véritablement une personne dont c’est la mission de tenir cela vivant. Les bonnes âmes embauchées il y a un an – dépendent d’autres services, ont d’autres missions – et n’ont jamais pu véritablement dégager de temps fléché sur cela.
A qui la faute ? Je dirai : A moi + A leurs chefs + A eux. Ca demanderait une très forte énergie d’animer cette communauté.
Et pourquoi faire ?
Franchement nos stats sont bonnes (relativement à d’autres structures proches); mais “20.000 affichages en un an” – ca fait 50 par jour…
Il y a entre 600 et 1000 visites par jour sur notre site web ou notre OPAC.
Par contre 1.000 amis c’est bien – le nombre d’inscrits dans une bibliothèque de quartier dépassant rarement ce chiffre. C’est donc bien une annexe virtuelle…
Ce n’est pas un site web – mais un réseau social. Le but est de s’y faire des “amis”, et pas de présenter du contenu (des pages). Je soupconne que les amis ne reviennent pas sur notre site Myspace – ils nous ont plutot donné leur coordonnées – pour qu’on puisse les appeler quand on fait une bouffe, ou qu’on vient de se marrier…
Et de 1000 : 1er éclairage sur Myspace… (1/3)
Mardi 30 décembre 2008
So what ?
1. Approche statistique
1.a. Vue synchronique
Tableau comparatif :
| BM Toulouse | BM Lens | Hennepin county library | ALA | Centre pompidou | Quai Branly | MAC Lyon | Les abbatoirs (Tlse) | |
| amis | 1000 | 348 | 1425 | 5932 | 9074 | 306 | 746 | 597 |
| commentaires | 324 | 181 | 219 | 676 | 2988 | 76 | 288 | 236 |
| age (mois) | 12 | 18 | 35 | 25 | 25 | 15 | 15 | 10 |
Si j’enlève les 2 mastodontes, on a le schéma suivant :

Vision synchronique comparative
NB : la Hennepin est une très grosse bib’ (genre BdP, je pense) :
Forty-one libraries. More than 5 million books, CDs and DVDs in 40 world languages. Sixteen hundred public computers. Eleven library board members. One great system serving 1.1 million residents of Hennepin County.
1.b. Vision diachronique
J’ai suivi pendant les 1ers mois, les stats du site myspace de la BM de tlse :
| 1/02/08 | 3/03/08 | 1/04/08 | 2/05/08 | 3/06/08 | 1/07/08 | 2/08/08 | 1/1/9 | |
| amis | 240 | 532 | 612 | 671 | 703 | 760 | 803 | 1000 |
| commentaires | 39 | 88 | 115 | 140 | 172 | 186 | 194 | 324 |
| musique jouée | 2964 | 3920 | 5141 | 5922 | 6776 | 7285 | 9535 | |
| affichage | 14000 | 16970 | 18539 | 24062 |
D’où les 2 schémas :

evolution diachronique
Myspace : exemple (3/3)
Mercredi 30 janvier 2008
1. “Que faire ?”
Bon, alors on n’a pas ré-inventer l’eau chaude, on s’évertuera à :
-
Mettre du son
-
Mettre des images
-
Mettre des (liens vers des) vidéos
-
Tenir un calendrier culturel à jour
-
Gérer la communication Myspace
-
Bloguer thématiquement :
-
en art
-
en musique
-
en ciné
-
en manga
-
en SF-Fantastique
-
en polar
-
etc
-
Voilà par ex, la rapide charte qui a été mise en place : charte_myspace_pk.pdf
2. “Comment ça s’organise en interne ?”
Le modèle est l’autogestion des belles années espagnoles.
Une petite équipe se monte – si possible la plus ouverte possible. Chacun y accepte un role (correspondant, en gros, à la liste ci-dessus). Ils ont tous les codes d’accès. Ils mettent à jour leurs contributions comme bon leur semble.
On est parti sur un cycle de 3 semaines : ie :
-
mise à jour audio-visuelle = toutes les 3 semaines
-
Chacun a blogué une fois sur son domaine, toutes les 3 semaines
Le but est aussi clairement d’essayer de rameuter d’autres gens en interne sur ce dossier.
On prend cela sur du temps de travail interne. J’ai estimé et fait passé 1h de travail par agent par semaine – mais je crois, qu’en régime de croisière, c’est moins. L’idée est plutot de travailler avec ca en tète, qui tourne en tache de fond, pour pouvoir mieux mettre en valeur son travail quotidien.
3. Pourquoi faire ?
C’est pas gratuit et c’est pas un gadget.
Ca doit servir de canal pour faire mieux connaitre les ressources et les compétences de la bib’.
Honnetement : je n’ai pas mis en place des critères d’appréciation sur les 6 prochains mois.
On part un peu dans le vide – mais il est clair qu’on fera un bilan à la fin du semestre.
J’ai un compteur de stats, on verra le nombre de nos amis, de nos commentaires, si l’on a réussi à nouer des contacts pertinents par ce biais, si on a de bons retours à ce sujet, si nos ados sont revenus s’inscrire à la bib (soyons fous !!
), si en interne la sauce a pu prendre, etc.
On essaye et on verra.
Myspace : exemple (2/3)
Mardi 29 janvier 2008
Pourquoi je suis contre Facebook ?
Parce que, pour zyeuter, il faut sa carte de membre !
Tu rentres pas si t’es pas inscrit, et ca, j’appelle ça du terrorisme intellectuel, et ca me fait pousser des boutons.
Je soupconne d’ailleurs que nombre d’inscrits sur facebook, sont très virtuels, ayant été forcés de s’inscrire - pour voir de quoi ca retournait.
Sur Myspace, vous pouvez surfer sur le site qui vous intéresse, meme si vous ne faites pas parti du gang.
Pour les BU, cependant, Facebook pourrait etre plus pertinent. Voir le rapport LASSIE (via Pintini)
Pourquoi MySpace Music ?
Il y a deux Myspace : le standard et le ‘Musique’.
Le Musique est dévolu aux groupes de musique qui veulent se faire connaitre.
Il a un avantage : Vous pouvez mettre une play-list de 5 morceaux, que vous téléchargez de votre propre collection (alors qu’en normal, vous ne pouvez diffuser qu’un seul morceau, choisi dans le catalogue MySpace)
Cette réponse pragmatique, peut etre accompagnée d’un discours plus ou moins recevable qui est le suivant : “la bib’ jouera le role d’éditeur, de producteur pour les petits groupes locaux pas connus , lui faisant bénéficier de son aspect institutionnel et son impact en terme de public”.
Des problèmes rencontrés
Myspace et Myspace Music n’ont pas le meme système de paramètrage. De sorte, que j’avais préparé des widgets de consultation de catalogue ca marche sur l’un, mais malheureusment pas sur l’auttre …! ;-( (aussi bien en méthode ‘get’ que ‘post’ )
Le module de paramétrage en ‘music’ est bien moins complet.
Autre défaut inhérent à Myspace en général : le temps très long de chargement. Vous pouvez faire des tas de trucs, surfer sur le web et voir l’ensemble des sites qui vous permettent de customiser votre espace, les essayer, faire des tests, les amender, etc. Tout ça est extremement chronophage. En plus, on a finalement opté pour un truc très sobre, en paramètrant juste quelques couleurs.
De la pierre d’achoppement : droits d’auteur en musique
“Vous n’avez pas le droit de diffuser des morceaux de musique sans le consentement de l’auteur”
A cela, je réponds :
-
Les morceaux ne sont pas en téléchargement mais uniquement en streaming
-
Leur durée de vie sera limitée à 3 semaines (renouvellement régulier)
-
Les groupes diffusés ne seront que des petits groupes qu’on ne cherche pas à vampiriser, mais au countraire à rendre plus visibles/connus
-
La médiathèque de Lens le fait déjà depuis 6 mois.
Et aucun de ces arguments n’est véritablement recevable… Oui-da!
Alors, comble du bétonnage :
-
D’ici les élections municipales, on ne diffusera que des groupes dont on est sûr qu’ils sont consentants parce que : professionnels de la Bibliothèque ou leurs proches directs.
MySpace : exemple (1/3)
Samedi 26 janvier 2008
Bon alors, la recette dans l’ordre serait :
-
Trouver quelques ames sensibilisées que ca pourrait intéresser et qui ne pensent pas que vous parlez chinois
-
Mettre à niveau l’ensemble du personnel de la bibliothèque pour qu’ils soient au courant de 2-3 concepts clés et des enjeux
-
Monter un projet pas trop débile
-
Convaincre le Service “Communication Externe” de la bibliothèque
-
Convaincre l’équipe de Direction de la bibliothèque
-
Convaincre le Service “Communication Externe” de votre tutelle
Ca mettra 6 mois, mais vous savez quoi ?
C’est possible !!!!!!!
“L’Allégorie de la Cité”
Vendredi 5 octobre 2007
Soit une grande ville occidentale moderne.
L’un de ces quartiers regroupe une forte densité de population : c’est la Cité.
Les gens y vivent, surpeuplés dans des grandes tours – et ils se retrouvent dans la cour en bas, qu’ils ont dénommés leur ‘Squat’.
Leurs journées s’égrènent sans surprise : de leur piaule au Squat à leur piaule. Ils vivent en groupe, ensemble, en autarcie.
Qu’est-ce qu’ils font dans leur Squat ?… Rien. Ils tchatchent, ils fument des joints, ils font de la musique, ils matent des films de cul’ – et ils graffent, partout sur les murs de leur squat. En un mot : ils glandent. Ils font tout ce qu’on faisait à leur âge (et j’en connais qui continuent!! ;^P )
…
Ailleurs dans la ville, il y a un acteur qui se veut moteur de la société civile. Appelons le une bibliothèque.
Un jour, le directeur de la bibliothèque appelle son homologue de la Voirie et lui explique qu’il faut qu’il aille dans la Cité, au bon milieu du Squat, pour mettre un panneau signalétique indiquant la direction de la bibliothèque.
Et même, plus exactement :
- Il faut planter un panneau dans le Squat
- Et même : allons plus loin : Il faut que le panneau soit un graff’, pour se fondre dans le paysage du squat
- Et même : quitte à en faire un graff’ ; il faut en faire un putain de graff’ qui sorte du lot.
*
En clair:
Il faut aller sur Myspace!
*
Epilogue:
J’en touchais un mot l’autre jour à un expert chez nous, haut décisionnaire. Je lui disais que la bib’ réfléchissait en ce moment à savoir si (et comment) elle pourrait aller sur Myspace. Echaudé, il se montre réticent et évoque notamment l’idée d’aller sur un autre réseau social, peu connu, pour éviter de faire de la pub à un mastododonte…
??
Alors, là, non. C’est se tromper totalement de démarche.
L’exception française, la culture underground ou alternative, le cinéma d’auteur… Oui-da. Je suis à fond d’accord.
Mais ici, l’approche ne se veut pas idéologique, mais purement pragmatique.
Je ne lui demande pas l’autorisation de créer un panneau signalétique (et peu importe l’emplacement où on le plante) ; je demande l’autorisation de le planter à tel endroit (et le panneau est secondaire).
Et en vérité, je vous le dis:
C’est pas gagné….

