Pratique web des ados francais

Jeudi 23 août 2007

J’ai essayé de repérer les pratiques des ados français sur le Web.

Compte rendu :

1. Credoc : Janv 2004 :  “Internet et nouvelles technologies : Les ados pris dans la Toile ?”

  • “69 % des adolescents disposent d’un micro-ordinateur à la maison et 40 % ont accès à Internet.”
  • La dichotomie cadre/ouvrier (fils de -) n’a plus cours.
  • credoc1.jpg
  • credoc2.jpg
  • NB : Ces chiffres ont déjà trois ans, ce qui, comme le révèle l’enquete est sans doute une éternité…

2. Enquete QUANTITATIVE avril 2002 :  “L’Internet des 10-20 ans. Une ressource pour une communication autonome

  • En somme, sociabilité directe et sociabilité électronique sont liées
  • 4 types d’usage : 4 groupes d’ado
  • ado10-20.jpg
  • ado2.jpg

3. Enquete QUALITATIVE : janvier 2004 : “Les usages de l’Internet par les collégiens. Explorer les mondes sociaux depuis le domicile

  • Très peu de chiffres en France. Mediamétrie vient juste de créer les indicateurs idoines.
  • Les ados ne se disent rien : Pure fonction phatique de socialisation
  • Pas très passionnant tout ça : en gros, ca dit que le Net remplace en partie Doc&Difool sur Sky’

 **

Un bouquin que je lirai dès qu’on l’aura acheté :

Le pouce et la souris : enquête sur la culture numérique des ados / Lardellier, Pascal – Fayard, 2006

**

Une biblio en ligne : Jeunes et NTIC

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En prime : Un pavé CREDOC de décembre 2006 : La place d’internet dans les pratiques cul’

Je vous offre la conclusion avec du Gras à moi: 

Le recours à Internet a pris de l’importance dans le champ de la consommation culturelle et de loisirs, d’abord dans la diffusion des produits culturels mais aussi, plus largement, dans la diffusion d’informations, même s’il est difficile au vu des enquêtes existantes de cerner la diversité des usages en ligne à des fins proprement culturelles. Dans ces usages, le recours au vecteur Internet pour organiser des sorties, en particulier pour le cinéma, les concerts, le théâtre, est le fait d’une large proportion de Français. Devenus des vecteurs privilégiés d’information, les sites Internet s’ouvrent progressivement à des fonctions commerciales, notamment pour la réservation de billets. Les grands établissements culturels offrent des possibilités d’achat de billets soit sur des sites de vente qui leurs sont propres, soit via des opérateurs spécialisés. Il reste néanmoins difficile de cerner le volume de ces transactions, aussi bien du côté des opérateurs qui ne publient pas de chiffres sur cette activité, que du côté des utilisateurs.

 A travers l’enquête par questionnaire que nous avons menée, on appréhende les écarts qui existent entre les déclarations des consommateurs potentiels sur leur niveau de pratique d’Internet, souvent surévalué quand on l’évoque de manière générale, et le niveau plus concret des pratiques appréhendées, notamment, à travers la dernière sortie effectuée. Internet s’affirme comme un mode d’information et d’achats de billets qui peut concurrencer, dans certains domaines, les modes traditionnels notamment la vente au guichet ou en billetterie. Internet véhicule des potentialités qui peuvent, véritablement, transformer l’économie de la billetterie du spectacle vivant et des activités de loisir. Mais l’intensité du recours à Internet reste dépendant des caractéristiques actuelle de l’offre, qui, selon les domaines, accélère ou, au contraire, freine l’évolution en cours. A ce titre, les usages d’Internet apparaissent plus dynamiques pour les concerts des grandes vedettes, les grandes manifestations sportives, les grandes expositions, que pour le domaine du théâtre ou des sorties de loisir.

 Au terme de l’analyse quantitative, il apparaît que l’avantage comparatif d’Internet se situe moins dans la masse d’informations qu’il délivre, que dans les commodités qu’il offre. Pour tous les moyens d’information et de réservation, la commodité reste le facteur prédominant, du moins parmi ceux qui ont été pris en compte dans l’analyse quantitative. Cette conclusion conforte l’hypothèse selon laquelle Internet n’a pas phagocyté les autres systèmes d’accès à la réservation et à l’achat de billets, en imposant une supériorité incontournable sur tous les registres de l’efficacité. Internet a enrichi un système d’information et de vente qui, aujourd’hui plus que jamais, apparaît multi-canal. Dans un champ de complexité devenu particulièrement grand, le guide principal se loge dans la commodité ou le caractère pratique, ce que le marketing identifie par le terme de praticité. Internet s’inscrit aujourd’hui plus dans la complémentarité que dans la concurrence avec les autres modes d’information et de réservation, la place occupée par les différents modes se développant à l’aune de la praticité du service offert, mais également du vécu de l’expérience de consommation.

 L’expérience de consommation en ligne s’inscrit en premier lieu dans une logique utilitariste, en ce qu’elle vise à aboutir à une fin pour atteindre des objectifs déterminés au préalable. C’est à travers le fonctionnement de cette expérience que l’on comprend le primat donné aux qualités de commodité et de praticité. Un des atouts reconnus d’Internet réside en particulier dans sa capacité à fournir de l’information, en permettant aux consommateurs d’accéder rapidement à de nombreuses sources, leur richesse augmentant le sentiment d’avoir examiné l’ensemble des options possibles. Très bien valorisé sur la dimension utilitaire, Internet devient source de valeur en lui-même grâce au poids du hasard, de l’esthétique, et parce qu’il valorise plus que les modes d’achat traditionnels la dimension active de l’expérience de consommation. Internet renvoie l’image d’un instrument interactif permettant à l’individu d’être acteur du processus de consommation. Nombre d’internautes ont aujourd’hui le sentiment ne pas exploiter toutes les possibilités offertes par Internet qu’une phase d’apprentissage plus longue permettrait de maîtriser, ce qui renforce l’image d’un concept commercial qui n’est pas figé, susceptible d’évoluer, notamment grâce à une politique d’offre qui privilégierait la multiplication des possibilités de réservation en ligne, qui apparaît aux internautes comme l’aboutissement logique d’une recherche d’informations.  

**

((Merci à Yann pour la recheche documentaire))

Entry Filed under: bibliothèque 2.0. .

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