Prologue : l’enssib est questionnée en ce moment. Je crois que fondamentalement, le monde attend d’elle qu’elle : 1/ soit une école ; 2/ soit un labo de pointe. Et je crois tout simplement qu’elle n’a pas les moyens d’être le second. Je signale en outre que dans ma longue expérience, j’ai toujours reçu un soutien efficace et rapide de la part des services internes, quand je voulais faire un truc un peu technique (en l’occurrence informatique).
Ceci étant dit, je me permets ici une proposition :
Que Bibliopédia bénéficie de la manne intellectuelle que représentent les élèves.
Je m’explique en faisant une proposition concrète :
Que tous les travaux de recherche/stage/projet donnent lieu, in fine à un article sur Bibliopédia. En effet, la plupart du temps, ces travaux creusent une notion qui intéresse la profession.
Tous ces travaux donneraient lieu à : un rapport écrit + une restitution orale + un article Bibliopédique (avec un cahier des charges clair et simple (30 lignes, structurées)). A la soutenance, le jury vérifie en 10 secondes que l’article a bien été écrit (et ca vaut un point (1)). Ces articles seraient ‘obligatoires avec dérogation’ (Certains sujets ne se prêtant pas à l’exercice).
Et je fais le pari que les dérogations seraient minimes et justifiées.
- Parce que les élèves sont brillants, intéréssés, travailleurs, impliqués dans leur métier
- Parce que ca représente qu’un boulot minime (à base de copier-coller)
- Parce qu’il s’agit de transformer l’élève en professionnel. On ne travaille pas pour la note, mais pour faire avancer le monde des bibliothèques.
Le boulot est minimal pour l’enssib. En outre, je propose d’améliorer sa “visibilité” ainsi : les élèves déposent leur article :
- De façon anonyme (déconseillé très fort)
- En leur nom propre (ils mettent le doigt dans l’engrenage, c’est positif)
- Sous un login générique institutionnel : Enssib-DCB-n ; Enssib-FIB-x ; Enssib-Master-200n (2)
Pour minimiser encore le travail, je m’engage ici à écrire le tutoriel au besoin.
En outre, ça aurait l’avantage d’améliorer le niveau de ‘computer litteracy’ des étudiants…
Je précise que ce post est autant (voire moins) à l’attention des autorités administrativo-pédagogiques que des élèves. Ces derniers sont très forts, pleins de bonne volonté, soucieux d’améliorer les choses - mais on n’a bien souvent pas d’idée de “ce qui pourrait être fait”. Je propose donc ici une idée (3).
Cela risque de dévoyer l’esprit ‘bibliopédia’ ? C’est vrai. Mais regardez la croissance des wikis francais… 3-4 pages par semaine pour Wikipoldoc (aucune modif’ depuis 3 semaines); 3-4 pages par mois pour bibliopédia. A comparer avec le seul LIS wiki : on est à la rue !! Donc je préfère que l’esprit souffre mais que le savoir accessible augmente en masse.
Enfin, on me dira que ce n’est pas le lieu pour ce genre de ‘manifeste’… Certes, j’aurais pu passer par d’autres circuits : 1/ CA-CS ; 2/ courriels en interne à mes amis ; 3/ entretien direct avec les autorités pédagogiques. C’est vrai ; mais je crois que ces méthodes ne sont pas exclusives. Au contraire, je les conçois : complémentaires. En outre : 1/ Je fais pas de politique ; 2/ J’ai pas d’ami ; 3/ J’ose pas, je suis timide… (
)
C’est juste une autre pierre, sur un autre médium, qui se veut constructive.
My 2 cents (promis je le referai plus… :-) )
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(1) : attention, je ne propose pas que l’enssib juge l’article. Bibliopédia n’est pas une émanation de l’école. L’article est jugé par la communauté bibliopédique. C’est l’essence du web2.0. L’enssib ne fait que vérifier - en 10 secondes - qu’il est là.
(2) En théorie, ca pourrait poser des problèmes (vandalisme ou flou d’identité). Oui-da! Mais je ne crois pas. Je crois que les élèves sont des pros et ne s’amuseraient pas à faire n’importe quoi, justement parce qu’ils prennent conscience qu’il ne s’agit plus d’un exercice scolaire ; mais que leur travail fait sens. En outre, il sera grand temps de faire machine arrière le cas échéant. Dans le Web2.0, il faut se lancer et garder ses ressources pour être réactif pas pour ratio-ciner au préalable.
(3) Et j’en ai plein d’autres. Par ex, une qui me tient à coeur : la création d’un avatar enssibien pour la bibliothèque virtuelle de Second Life (Info Island). Mais ca, pour le coup, ce serait très chronophage (pour les élèves), et perso, j’ai pas le temps. Par contre, un module ‘recherche’ réïtéré chaque année : ca me paraitrait pas mal. Une autre, au débotté, consisterait à donner l’opportunité aux élèves de plancher sur un projet ‘libre’ (peut-être qu’en début d’année, ce serait un peu tôt).