Portrait du Web 2.0 en Grande Distribution : Vol I
Lundi 18 décembre 2006
Hier, je sais pas ce qui m’est arrivé, je me suis dit que la survie dans le Web 2.0 passait par : “faire une marque dans la sémiosphère”. Rien de nouveau, je l’ai déjà dit souvent. Mais je voudrais évoquer la 2è acception de “marque” : brand.
1. Que fait un individu dans la vraie vie ?
* Il utilise des ‘Services englobants’ pour trouver des réponses à ses besoins/envies. Quand il veut acheter un truc, il va chez CARREFOUR ; Quand il veut acheter du culturel, il va chez la FNAC ; quand il veut rencontrer des gens, il va dans un CAFE. Bref, il va dans des endroits identifiés comme pouvant répondre à ces attentes et identifiés via des “MARQUES“.
* Dans ces lieux, il se met en quête de ‘produits distribués’. Il achétera des gateaux ‘Danone’, ‘Nestlé’, ou ‘Coca’. Il se rendra dans un ‘Starbuck Café’, le ‘bar du coin’ ou le ‘palais de la bière’ (**). Bref, là encore se tourne vers des “marques“.
2. Que fait un surfeur sur le Web ?
A peu près la même chose, le Web, ce n’est que la virtualisation du monde normal :
- Il ira sur amazon.fr ; c-discount ou Love@lycos : les MARQUES
- il consommera le même type de ‘marques’.
3. Que fait le surfeur 2.0 ?
* S’il cherche de l’info, il va sur ‘Wikipedia’ ; s’il cherche des amis, il via sur MySpace ; s’il cherche des videos, il va sur Youtube ; s’il cherche à acheter, il va sur e-bay. Telles sont les nouvelles MARQUES, ie les nouveaux territoires, les nouveaux services englobants.
* Les produits distribués qu’il y trouve sont ???… Je sais pas trop ; mais l’une des caractéristiques pourraient être l’anonymat.
4. Quid de la bibliothèque ?
Ou plus exactement : Quid des services culturels non marchands ?
La déduction, c’est que le Service culturel doit se positionner comme une MARQUE ou bien comme une marque.
Ie : prendre place dans le circuit du surfeur, comme il a sa place dans le circuit physique de l’individu. Sans renier ces principes philosophiques… ?? Disons plutôt : en repensant ces présupposés philosophiques. Quand le service culturel aura trouver ces arché-principes philosophiques 2.0 ; il pourra “y aller” (ie se faire 2.0) et s’assumer. (ce que font les bib américaines autour du concept de ‘relevance’ : il faut que les bib restent ‘relevent’, pertinentes, dans le circuit)
Bien sûr les Services culturels sont déjà des marques présentent sur le Web. Ce sont les sites Web (eg:BPI.fr). Mais ce n’est pas le Web 2.0. La sémiosphère à envahir, ce n’est pas le web ; c’est le nouvel horizon engendré par le Web2.0. Ce dernier a développé des contrées qui, elles, doivent (ou pas?) être investies. La différence est donc dans les canaux où passent / faire passer - l’information.
L’embryon de conclusion serait donc : il faut devenir une MARQUE/marque (Brand).
Suite et fin demain.
(**) Bien sûr, on peut aussi considérer le ‘Palais de la Bière’ comme un lieu de consommation. Il devient alors une MARQUE (PALAIS DE LA BIERE), et distribue : Kro, Leffe, … (ie des ‘marques’ = des ‘produits distribués’)
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![Bord de rivère [la Pique], pont, Luchon Bord de rivère [la Pique], pont, Luchon](http://farm4.static.flickr.com/3112/2673967144_b1e8a223bc_t.jpg)
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