Rencontrez le livre de vos rêves

Mercredi 24 octobre 2012

Je voulais écrire un billet sur la multiplication des sites communautaires autour du livre. Comme si ce marché était d’un tel potentiel économique, qu’il pouvait supporter tous ces acteurs…

Pour rappel, au moins :

Mais, j’ai découvert mieux, grâce à Hachette !!

Un site m’a fait découvrir le livre de ma vie…

…Ou bien peut-etre ne sera-ce que le coup d’un soir…

(je ne sais pas encore, j’ai rencard tout à l’heure !)

Il s’agit de : MyBooxAffinityClassics – et il m’a mis en relation avec : Le Cheval d’orgueil, de Pierre-Jakez Helias – un pavé de 650 pages (j’ai du me planter qq part, en remplissant mes critères)

En tout cas, ca m’a fait beaucoup rire !!

De la mesure et des idéologues

Mercredi 17 octobre 2012

Bon, je réagis au dernier billet de Lionel, co-promotionnaire, expert dans son domaine sans aucun doute, que je suis peu, parce que c’est souvent du chinois pour moi, et c’est toujours des pavés !!  (;^P)

Franchement, l’association de :

  1. « La vieille et obscène idée du domaine public payant » est de retour… (le titre du billet)
  2. Récemment encore, je suis tombé sur un exemple frappant : celui de la nouvelle bibliothèque numérique de Toulouse, Rosalis.
  3.  Les usages commerciaux, mais aussi simplement publics (…), sont soumis à autorisation, et sans doute à une redevance.

est assez désagréable et tombe vraiment à côté.

En fait, une bibliothèque n’a juste pas envie de se faire piller à des fins commerciales et, si un éditeur veut faire un bouquin avec ses documents, elle aimerait être au courant.

C’est tout.

On va pas faire d’argent avec ca.

On va rien vendre du tout.

On voudrait pousser à une sorte de ‘fair use’ en fait.

Ca nous ferait plaisir de savoir qui ca intéresse.

Après, on est peut-être hors la loi. Et bien, alors c’est le droit qui s’appliquera, et on dira qu’on s’est trompé.

*

Alors je me dis, quel dommage qu’on ne puisse, nous aussi, avoir en interne des centaines d’experts  qui nous permettraient de faire le point et d’être au top dans tous les domaines (et ici, notamment juridique)

Bien sûr, à la BNF, ils ont de la chance d’avoir des gens comme lui.

Et là je jette un oeil au CGU de Gallica, et je lis :

1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d’oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF.
Leur réutilisation s’inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 :

  • La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source.
  • La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait l’objet d’une licence. Est entendue par réutilisation commerciale la revente de contenus sous forme de produits élaborés ou de fourniture de service.

Cliquer ici pour accéder aux tarifs et à la licence

Alors je comprends pas…

Ce que dit Lionel est tellement évident que sa propre boite ne l’applique pas !!?? Avant de faire les redresseurs de tort dehors, ne conviendrait-il pas de le faire, humblement, en interne?

[[oupsss, je vois que Callimaq ne bosse plus à la BNF (peut-être me trompé-je en pensant qu'il y fut), mais à la BDIC, pour laquelle je pourrais tenir le même discours .

On y lit en home de la bib'num':

REPRODUCTION
Toute reproduction ou représentation du contenu de cette base dans le cadre de communication, d’édition ou autres actions à caractère professionnel, doit faire l’objet d’une autorisation expresse de la BDIC et des auteurs ou ayant-droits des œuvres.

Bien sûr, ce sont des archives contemporaines donc sans doute peu tombées dans le domaine public, mais je doute fort de ne pas trouver un SEUL document tombé dans le domaine public, pour lequel pareille exorde est encore bien plus inacceptable...]]

*

Le combat des tenants du libre, à base de copy-party et autres – est sans doute passionnant et de première importance – mais, svp, arrêtez de crier. Y’a des gens qu’essayent juste de faire leur boulot, au mieux, dans leur coin – répondant au besoin de leur employeur direct – et ça leur prend déjà beaucoup de temps et d’énergie.

Pinterest est l’un de ces nouveaux réseaux sociaux de partage de photos qui a le vent en poupe.

Il s’agit d’une plateforme où l’internaute peut conserver des images d’objets qui lui plaisent bien, et se confectionner ainsi des albums/tableaux de ses centres d’intérêt, sous la forme exclusive d’un panel d’images. Disons que ce sont des post-it visuels !

Un récent billet d’ActuaLitté nous apprend que les presses universitaires américaines -notamment- s’y positionnent à des fins de marketing.

Qu’en est-il dans le monde du Livre, en France ?

Bon, j’ai fait une rapide survol, toute exhaustivité mise à part. J’ai pas trouvé grand chose :

* On y retrouve Gallica, qui y met les meilleures images de ses fonds numérisés. (source)

((y’a pas à dire, la BNF est à la pointe du high tech – et c’est très rassurant. Bravo !))

* J’y ai trouvé aussi une bibliothèque Jeunesse. Mais en fait, c’est au Canada !

* la médiathèque des Ulis : pour ses sélections, coups de coeur, etc

* la médiathèque de Challans : pour ses animations

* Europeana, pour ses collections numérisées. D’ailleurs, dans une de ses cinq rubriques principales de son site web, europeana vous invite à vous suivre sur 3 réseaux sociaux: facebook, twitter et pinterest !!

* la BM de Lyon a l’air d’y être sans le savoir : pour ses images numérisées du XIXè…

* la BM de Toulouse, qui y est sans le savoir, sur un compte animée par la ville de Toulouse, dont le portail culturel de la ville se fait l’écho, mais pas le site officiel de la ville

* La bibliothèque d’HEC : pour ses nouveautés

* La bibliothèque de Brossard. Mais c’est au Québec…

* une maison d’édition numérique qui s’en réjouit. (source)

—-

De là à dire, qu’il FAUT y aller… ?

Adapter son site web pour les smartphones

Vendredi 21 septembre 2012

Certes, aujourd’hui, si vous lancez un appel d’offre pour la réalisation d’un site web, vous allez à coup sûr demander une déclinaison mobile.

Mais quid des vieux sites ?

En fait, il est possible de leur ajouter un « patch » pour permettre une navigation spécifique pour les smartphones:

  • affichage adaptée
  • et rubricage adapté (le smartphoner n’a sans doute pas besoin d’avoir accès à TOUT le site)

Il s’agit alors d’acheter une double prestation :

  1. Adaptation de la charte graphique et création d’une CSS spécifique pour le surf des outils nomades
  2. Création d’un script pour le renvoi automatique des smartphones, et la remontée automatique des éléments retenus et de leur rubricage

Coût de l’opération ?

Autour de 1.200 eur.

Et je connais au moins deux boites qui doivent pouvoir le faire si votre site web n’est pas trop vieux :

 

Le résultat n’est pas super-génial, mais cela peut être une bonne rustine en attendant une refonte complète…

Exemple  (pour voir cet exemple, il vous faudra surfer avec un tel mobile)

Qui dirige le Groupe-média « e-Bibliothèque » ?

Ou encore : Qui est à la tête du groupe France Télévision ?

Je ne sais pas.

Donc : Qui est à la tête du Groupe e-Bibliothèque ?

Par défaut : le directeur de la bibliothèque bien sûr, mais en dessous ?

Un board ? Un service ?

Qui dirige une chaîne du Groupe de l’e-Bibliothèque ?

Ou encore : Qui dirige France 2, 3, 5 ?

Je ne sais pas.

Donc : Qui est à la tête de la chaîne Talk-show ? de la chaine Arte ?

Je crois qu’il faut : décentraliser ET responsabiliser. Ie : il faut clairement identifier un nom dans l’organigramme sur cette fonction.

Le directeur de chaîne rend des comptes au Président du groupe.

Combien faut-il de chaînes ?

Je ne sais pas.

Pourquoi n’y aurait-il pas de chaine musicale ?

Si vous faites un sous-site dédié à la musique, cela vaut-il le coup de créer une chaine spéciale pour ca ?

Comment la télé répond elle à cette question ? elle dit : « Y’aura t-il assez de contenu et d’annonceurs pour faire vivre cette chaîne toute la journée ? »

Disons que cette question est la bonne pour savoir si on en fait une émission, ou carrément une chaine …

Et bien sûr le temps apporte des réponses différentes. La chaîne musicale, il y a 15 ans, était M6, parce qu’une part importante de sa grille était consacré aux clips. Aujourd’hui, j’imagine qu’MTV, dédié à cela sur toute le journée, serait une meilleure réponse…

Comment produit-on du contenu ?

Il y a un producteur qui a une idée, et qui veut la proposer à une chaine pour apparaître sur l’écran.

Il développe son concept, le propose à un directeur de chaîne ou au président du groupe, et il se lance.

Ca veut dire qu’il peut se planter et l’émission s’arrêter.

Ca veut dire aussi, qu’il y des émission qui passent, et qui s’arrêtent d’elles-mêmes, au bout de x saisons, parce qu’il faut passer à autre chose parfois…

Où doit aller le contenu ?

Ou encore : Cette émission de Delarue, doit-elle être sur Fr2 ou Fr3 ?

Donc : Ce blog concernant x ou y , doit-il apparaître sur la Chaine z ou w ?

Je ne sais pas.

C’est sans doute ici aussi une question d’opportunité. Si la grille de la Chaîne Toto est déjà bien occupée, il serait bon de proposer une autre chaîne comme point d’ancrage…

Quid de la pub ?

– « Sur France cul’, il n’y a pas de pub ! »

C’est faux ! Sur France cul’, il y a de l’auto-promotion.

Donc : une chaîne peut donner à lire des éléments d’autopromotion, pour ses propres émission à venir.

– « Sur Radio-France, il n’y a quasi pas de pub »

C’est vrai. Mais il y a aussi des pubs concernant les autres chaînes du Groupe.

Donc : ici aussi, notre chaine Techno-Geek pourrait renvoyer sur la chaine Arte, ou Gully – et inversement.

Faut-il une régie publicitaire (mutualisée) ?

Et si c’était -aussi- le rôle du Service « Communication » d’une bibliothèque ?

Comment travailler la marque et les marques ?

– Faut-il des noms et des logos pour chaque marque = pour chaque chaîne.

Je dirais : oui

– Faut-il une air de famille commun de Logos ?

Je dirai : sans doute.

– Faut-il une air de famille commun de noms de marques ?

Je ne sais pas.

Comment la marque « e-Bibliothèque » s’articule avec la marque « Bibliothèque » ?

En terme de logos, de discours, de relais… ?

Je ne sais pas.

Elle la poursuit, et la relance, évidemment – mais va t-elle s’autonomiser ?

e-Bibliothèque (3/4) : le média

Dimanche 9 septembre 2012

Clarifications

Je ne parle pas ici de « médium ».

  1. La bibliothèque n’est pas un médium au sens esthétique du terme.
  2. La bibliothèque est un médium, au sens médiologique du terme. C’est même un des domaines chéris (à raison) de la médiologie. [[D’ailleurs, l’exigence médiologique nous aiderait parfois à garder le cap, à mon avis.]]

Mais ici, je veux parler de l’e-Bibliothèque, petite partie de la Bibliothèque.

Explicitation

Je dis : « l’e-Bibliothèque est un média ». Au sens le plus basique et prosaïque du terme. Nous sommes dans une société médiatique avec ses radios, ses télés, etc.

Prenons France Télévisions. C’est un système composé de x chaînes : France 2, France 3, France 5, etc.

Chaque chaîne a son identité médiatique en terme de contenu, de tons, etc.

D’où :

Une bibliothèque est un média qui diffuse en permance des contenus à destination des usagers. Ces contenus sont produits régulièrement par des producteurs (de contenu) qui font régulièrement vivre la chaîne. A la télé, la création de contenu vous assure un perpétuel renouvellement (a/ d’un jour sur l’autre, ce n’est pas la même émission qui a été enregistrée ; b/ d’une heure à l’autre les émissions changent). Une bibliothèque n’a pas le même rythme de renouvellement, mais elle a son rythme propre de renouvellement tout de même (et si vous regardez les community managers qui twittent ici ou là, vous verrez qu’on peut avoir un rythme assez élevé tout de même).

Plus exactement, l’e-Bibliothèque est un groupe-médias, mais pas au sens de Lagardère, qui a une profusion de marques dont on ignore l’affiliation commune (ex : Grasset, Elle, Dunot, CanalJ, Europe1, Gully, etc) – non, plutôt au sens de Canal+, dont toutes les marques partagent un ‘même air de famille’

Autre exemple : Radio France

Illustration

Alors voici les chaînes de mon e-Bibliothèque :

  • La chaîne généraliste, ou chaîne des infos en continu : le site web général, avec les actu, l’agenda culturel, etc
  • La chaîne Gully, pour les enfants : avec un site dédié, et tout ce qui les concerne
  • La chaîne Arte, intello-chiante, très riche en connaissance : les fonds numérisés de la bibliothèque
  • La Chaîne Talk-Show, pour être proche des gens : l’ensemble des avatars 2.0 de la bibliothèque et de ses outils de communication participative
  • La Chaîne Techno-Geek : l’ensemble des ressources numériques d’une bibliothèque : je veux dire à la fois : 1/ les ressources numériques payantes (type Universalis ou Mediapart), mais aussi 2/ les services délivrés localement : postes publics, accès wi-fi, tablettes, @teliers numériques, etc.
  • La Chaîne historique : l’OPAC

Donc en mêlant un site web actuel avec l’approche France télévisions, j’obtiens :

Et donc, le bandeau :

Regardons, dans la sphère de l’économie, ce qui pourrait nous donner matière à réflexions…

Le conglomérat et ses sociétés ?

Un conglomérat, c’est une grosse machine qui possède des tas de marques dans des secteurs variés de l’économie, histoire de compenser certains effets cycliques de son activité.

Exemple : General Electric, qui possède de l’énergie et des transports, mais aussi Universal, etc etc.

Les différentes sociétés peuvent être dans le même secteur ou pas. Le manque de lisibilité est patent.

La maison mère et les Filiales ?

Le découpage est souvent géographique.

Exemple : Total et ses filiales : Europe, Asie, Amérique, etc…

C’est bel et bien une seule marque et une même activité.

La firme et ses gammes de produits ?

Cette analogie ne marche que dans le cas d’une gamme de produits très restreinte et très fortement associée à un contenu ou un service.

Exemple : La firme Apple et sa gamme : de Mac, d’ipod, d’Ipad, d’iphone, de Macbook, et point final.

La marque et ses déclinaisons ?

Ici, il y a une identité commune clairement connue, et un contenu à chaque fois un peu différent.

Exemples :

  • FNAC, FNAC-eveil ;
  • ou Carrefour, carrefour-city, carrefour-market

On y est presque… C’est presque ca.

Mais moi, ce qui m’a bien plu, l’autre jour, c’est le site d’Arte en ligne !!! J’aime beaucoup :

  Arte Standard

 Arte Creative

Vous avez vu leur bandeau supérieur ?…

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