Le 1er avril 2011, la bibliothèque de Toulouse rendait publique son appli iphone (vous pouvez revoir tout le projet ici).

Téléchargements

 Au 31/12/2011, le nombre d’usagers ayant téléchargé l’appli est de : 2,800

  

Rythme moyen de téléchargement : 10 téléchargements par jour

 84% des appli V1 ont basculé surla V2 dont :

  • 70% des MaJ se sont faites en 2 semaines
  • 84% des MaJ se sont faites en 4 semaines

 

Usages : 1er élément

On peut voir la chute de l’usage de l’OPAC mobile web que les utilisateurs de l’appli n’utilisent plus.

A très gros traits, je dirais donc que l’usage était de : 100 visites par semaine en avril 2011, en hausse de 30% par semestre.

Usages : 2er élément

L’usage de l’OPAC par des téléphones mobiles (dont iphone) a augmenté de 88% entre 2010 et 2011. Courbe régulière de progression.

Voici les données d’une grosse Bibliothèque Municipale française, avec un OPAC triplement enrichi :

  1. des notices catalographiques enrichies (couv, webservices, extraits sonores, etc)
  2. un portail enrichi : nombreux biais de médiation et de valorisation (par public, nouveautés, sélection de docs d’actualité, etc)
  3. des OPACS différents : pour les enfants, les mobiles, les anglais, etc

Généralités

 En 2011, sur les opacs, il y eut :

  OPAC Hors nos murs 2011
Visites 383 000 (+6%)
Pages visualisées 4 942 000 (+3.5%)
Visiteurs uniques absolus 150 763 (+6%)

MOYENNE visite quotidienne

1050

MOYENNE pages vues / visite

12,9

MOYENNE temps passé / visite

15’47’’

 « Pages vues » les plus visualisées

Le Groupe de tête 

Pas de changement par rapport à l’année dernière

- Le groupe de tête est évident et représentent 95% de l’ensemble :

Page d’accueil (30%), Liste des Résultats de recherche (22%), Page de déconnexion (15%), Notice biblio (13%), Mon compte (6%), Pas de résultat (4%), INDEFINI (4%)

- Tous les efforts sur l’opac portent donc sur un périmètre de niche (5% des pages vues), avec des chiffres anecdotiques : 

Le peloton loin derrière

Recherche multi-critères (22‰), Faire une réservation (9.6‰), Portail des nouveautés (6.4‰), Recherche par index (alphabétique) (2.3‰), Portail des suggestions (1,4‰), Portail Jeunesse (1,4‰), Bibliothèque numérique (1,3‰), Portail Ado (0.9‰), Outils 2.0 (0,8‰), Recherche par fonds (0.7‰). 

Evolution entre 2010 et 2011, en excluant le Groupe de tête

 

2010

2011

Evolution annuelle
Recherche assistée 83686 109362

31%

Web2 – Faire une réservation 42071 47454

13%

Portail Nouveautés 33996 31729

-7%

Consultation : recherche par index 9086 11278

24%

Portail Suggestions 7613 7129

-6%

Portail Jeunesse 6555 7078

8%

Bibliotheque numerique 6236 6498

4%

Portail Ado 4599 4685

2%

Outils 2.0 3886 4078

5%

Les deux baisses concernent les « portails », c’est-à-dire les lieux où s’instancient nos actions de médiation et valorisation régulières de nos contenus : nouveautés ou sélections bibliographiques d’actualité. C’est mauvais signe 

La valorisation thématique de nos fonds 

 Les « suggestions de lecture » les plus visitées en 2011 :

 

2011

Suggestions de lecture : Coups de coeur jeunesse 900 (contre 1024 en 2010)
Suggestion : Sélection d’été 457
Suggestions de lecture : Prix 2010 431 (contre 259 en 2010)
Suggestion : Sélection Angoulême 2011 388
Suggestion : Premiers Romans : Année 2010 236
Suggestion : Sélection Jeunesse pour année 2010 183
Suggestion : Premiers romans 2011 176
Suggestions de lecture : Prix 2011 150
Suggestion : Musique Psychedelique 149
Suggestion : La dyslexie, etc… et si on en parlait ? 138
Suggestions de lecture : Prix Nobel de Littérature 132 (contre 273 en 2010)
Suggestion : Femmes surréalistes 128
Suggestion : Made in Asia 2011 109
Suggestion : Lacan, les trente ans 107
Suggestion : Rio Loco 2011 106
Suggestion : Ecologie et développement durable : de quoi parle-t-on ? 97
Suggestion : Musique Balkanique 92

Les coups de cœur jeunesse marchent toujours bien. La sélection d’été a été plébiscitée.

Les prix sont toujours ce qui marchent le mieux globalement. Le Nobel suédois inconnu explique peut-être la baisse d’intérêt pour cette page cette année. 

OPACs thématiques

Toujours sous exploités : de l’ordre de 3 pour 1000 (quand j’ai 1000 visites sur l’opac standard, j’en ai 4-5 sur l’opac enfant et 1 sur l’opac en anglais).

Les données pour les usages mobiles ne sont plus lisibles ici, avec l’arrivée de l’appli iphone

Connexes

Source de trafic

Depuis Mars 2011, Google nous envoie beaucoup plus de gens. La part de « Google / organic » comme « source de trafic » est passée de 3.5 à 9%.

Sinon, sans surprise, on trouve le site web de la bibliothèque et l’accès direct (favoris ?) qui font 85% des sources de trafic, à presque égalité. 

Surf

L’utilisation de Firefox est stable à 45%.

Chrome (11%) taille les croupières d’IE (33%). 

Usage mobile (cf : ancien affichage de Google Analytics)

Si l’on regarde la rubrique : « visiteurs/ Google mobile / mobiles » de Google analytics, il apparaît que :

  • Le nombre de visites par mobiles a doublé entre 2010 (2745) et 2011 (5159).
  • Pages vues par visite : 7.32
  • Temps moyen : 05’25’’
  • La part des iphone est passée de 57 à 33%, celle d’Android de 9 à 29%, et d’Ipad de 9 à 28%.
  • Les autres (ipod, samsung, windows, symbian) ont baissé.

En mars 2009, la bibliothèque de Toulouse intégrait dans son OPAC le webservice Babelthèque d’enrichissement de notices à partir du contenu du réseau social livresque Babelio.

Quelques retours statistiques sur l’année 2011

RESEAU BABELIO

Etat des lieux (NB : Données du 11 janvier 2012) cf : http://www.babelio.com/statistiques.php
• 41 495 membres
• 97 833 citations et extraits choisis
• 141 810 critiques et avis de lecteurs
• 8 733 critiques et avis de professionnels
• 1 797 237 livres catalogués
• 1 937 396 tags d’indexation
• Nouveau : 38 814 vidéos
• Nouveau : 48 900 biographies d’auteurs

Evolution sur les 13 derniers mois
• + 20 854 membres (+101%)
• + 63 794 citations et extraits choisis (+187%)
• + 81 015 critiques et avis de lecteurs (+133%)
• + 4 433 critiques et avis de professionnels (+103%)
• + 903 329 livres catalogués (+101%)
• + 886 618 tags d’indexation (+84%)

Autres stats qu’on pourrait voir revenir :
J’avais noté au 08/12/10 :
• 344 842 notes d’internautes
• 315 493 visites mensuelles
• 262 666 visiteurs uniques
• 1 302 432 pages vues par mois

USAGE DE BABELTHEQUE DANS L’OPAC DE LA BMVR de Toulouse

Etat des lieux (NB : Données du 01 janvier 2012)
• Total ISBN importés : 391 513
• Nombre d’ISBN présents dans la base Babelio : 130.565 (33.35%)
• Critiques ajoutées par les usagers: 114
• Citations ajoutées par les usagers: 37

Rappel (NB : Données du 01 janvier 2011)
• Total ISBN importés : 373 258
• Nombre d’ISBN présents dans la base Babelio : 95 341 (25.54%)
• Critiques ajoutées par les usagers: 243
• Citations ajoutées par les usagers: 10

Remarques
* La participation de nos usagers via l’opac  réussit à chuter, alors qu’elle était déjà rachitique…

* La taux de recouvrement est bien meilleur, du fait de :
1. L’augmentation de la base babélio
2. Toutes les nouveaux isbn sont des nouveautés, donc mieux couverts par ce type de base externe. Ce sont surtout tous nos vieux isbn qui vont rester sans correspondance dans babelio, du fait de leur ancienneté (et peut-être obsolescence) justement

* Pour autant, cela ne signifie pas que le nb de notices commentées dans notre opac a augmenté à l’avenant. En effet, la hausse des contenus enrichis de Babélio ne dit rien sur leur diversification par titre. Il nous manque l’info : « taux de recouvrement de nos notices avec du contenu vraiment enrichi de Babelio ». Pour être plus clair : la plupart des 1 millions 800 milles livres catalogués de Babélio sont vides d’enrichissement (et c’est normal).

Le 25 Juin 2008, la bibliothèque de Toulouse se joignait au projet flickr commons en mettant à dispo des images de son fonds d’images des Pyrénées, avec un versement initial de 310 photos.

Quelques chiffres sur les trois dernières années pleines

  En 2009 En 2010 En 2011
photos ajoutées par la bib’ 250 290 1608
%age photos commentées par les internautes 27% 30% 23%
%age de photos mises en favoris par les internautes 61% 78% 66%
Moyenne d’affichage quotidien 934 548 1610
Nb de contacts nouveaux 1000 1609 2242 

Et quelques commentaires

  • Un gros travail a été fait en 2011 pour nourrir beaucoup plus ce compte…
  • … et cela semble avoir payé puisque la consultation moyenne a triplé…
  • … mais je ne suis pas sûr de savoir diagnostiquer cette hausse….
  • … dans tous les cas, plusieurs centaines de photos d’un fonds de conservation, vues chaque jour par un public, sans doute pas coutumier du fait – pour un investissement nul : c’est toujours un succès !!

Par exemple :

  1. Le 19 décembre est notre dernière grosse journée : 3 080 vues. 42% viennent de Flickr et 52% sont de source inconnue. La liste des connus est ci-dessous.
  2. Le 31 décembre est notre dernière petite journée : 550 vues. 16% viennent de Flickr et 73% sont de source inconnue.

Et je n’ai aucune explication à ces différences…

 

Résultats de quelques tests, qui me laissent assez interrogatifs.

Si vs cherchez un livre sur GBS, il vous propose d’en acheter une version papier et déroule une liste d’acteurs qui s’y emploieront. Qui sont ces derniers ?

Je veux acheter : Le Surnaturel de Malraux

Je veux acheter : Je l’aimais de Gavalda

Je veux acheter : Appleseed de Shirow

Je veux acheter : Colère et temps de Sloterdijk

Quelques remarques : Côté Clients

  • Les listes des fournisseurs sont dynamiques, est-ce à dire que les acteurs qui s’affichent sont réellement ceux où le livre est dispo ?
  • Les prix s’affichent aussi parfois en direct
  • On rebondit vers la bonne notice du fournisseur
  • Et une série d’évaluations sont disponibles (sans doute issues des fournisseurs ?)
  • D’ailleurs, vous retrouvez ailleurs tous les commentaires agrégés par GBS…

C’est un beau service…

Quelques remarques : Côté Fournisseurs

  • D’abord bravo à Ombres Blanches…
  • Ensuite, où est 1001libraires.com ??? Cette absence est incompréhensible !!!!! Ils veulent mourir, seuls contre tous ?!?!?
  • Combien ca coûte ?
  • Combien ca rapporte ?
  • A quand l’achat de livres numériques ?… On a vu la faillite de la passionnante aventure de bibliosurf. Son capitaine rejoint feedbooks , je m’en réjouis pour lui..

La musique sur SensCritique

Lundi 26 décembre 2011

Sens critique vient de se créer une nouvelle branche : la musique.

Sens critique, c’est un peu le réseau social qu’il nous faudrait. Parce qu’ils couvrent l’ensemble de nos activités : cds, dvds, livres, bds, séries TV et maintenant musique.

(Bon, soit, il manque la presse.    ;^P)

C’est un bel objet, mais je n’ai pas trouvé de données un peu critiques et décisives :

  • Combien d’abonnés ?
  • Combien de critiques ?
  • Combien de notices ?
  • Dans chaque sphère ?

Leur enrichissement de contenu est encore faible : beaucoup de notes, pas mal d’avis, des listes, et ca s’arrête là.

Par ailleurs, leur modèle économique est fondé sur la publicité, et contrairement à d’autres, je ne crois pas qu’ils aient de volonté politique à intégrer nos OPACs, à base de webservices comme Babélio, Libfly, Librarything, etc.

Bref, on ne peut pas tout faire, et c’est dommage. Parce que dans l’esprit, c’est un réseau pluri-culturel, comme on les regarde avec gourmandise…

Beau boulot, messieurs ! (qui sont-ils ?)

et si vous fusionnez, les gars ??

Data.gouv.fr s’expérimente déjà! Je relaye ici un billet éclairant et passionant.

Je n’ai pas pu tester parce que j’ai pas les outils.

Je retiens :

  • 4 jours de dév’ par un bidouilleur enthousiaste
  • Des infos péchées un peu partout (data.gouv.fr, insee, réseau ferré, wikipedia, openstreetmap, YahooPlacefinder)

Le tout fait un super mash-up:

L’appli de découverte des 44.000 monuments historiques

Merci et bravo

En Novembre 2010, l’IGB a publié un rapport sur la mobilité dans la filière “bibliothèque” de la Fonction Publique d’Etat.

En effet, une loi du 3 aout 2009 a été promulguée pour améliorer cette mobilité.

Je vais laisser le sujet du rapport, pour relever deux points connexes.

Rappel sur la répartition des grades dans l’état (p.16-17)

  Echantillon de SCD BNF BPI
Nb Cadres A 300 (*) 34% 52%
Nb Cadres B 315 22% 31%
Nb Cadres C 438 43% 16%

(*) J’ai oté, à la louche, les chiffres des étudiants de l’enssib.

Tout ca, c’est pas nouveau, on le savait, mais les données récentes n’ont pas l’air de montrer quelque amélioration que ce soit.

Pourquoi les Bib’ d’Etat recrutent-elles autant de cadres A  ?

– “A la BNF, tu comprends, c’est l’élite intellectuelle des bibs et des catalogueurs” – ok, ca ne me choque pas. Du reste, je ne trouve pas la BNF à la rue, en matière de nouvelles techno, par ex.

– “A la BPI, y’a pas de prêts, donc pas de rangement, donc pas de C” – ok, mais pourquoi autant de A ?  — “A la BPI, tu comprends, on est fer de lance sur des projets nationaux et collectifs” – Euh… non. Vous devriez, c’est dans vos statuts, c’est votre projet théorique ; mais je crois pas que vous le soyez. Montrez-m’en ! Je ne connais que l’équivalent de Couperin (dont j’ai oublié le nom…) et je crois que ca sert à rien…

– “Dans les SCD, on prête peut, donc peu de rangement, donc peu de C” – ok, mais pourquoi autant de A ? A cet égard, je crois que la mise en oeuvre de l’emboitement BU < SCD < SICD est très contre-productive.

Dans la filière d’état, on le sait, y’a deux écoles :

  1. Ceux qui disent que les cons’ doivent être des intello, avec une haute valeur ajoutée intellectuelle
  2. Et ceux qui disent, que les cons’ doivent etre des managers, comme leurs collègues territoriaux, donc avec des équipes qu’ils dirigent, et une belle pyramide catégorielle.

Je suis de la 2e école… (et j’ai bossé en BU)

Rapprochement de l’état et de la territoriale

A deux reprises (p.11 et p.54) dans ce rapport, je lis :

“ Les rapprochements entre les filières Bibliothèques de la fonction publique de l’Etat et de la fonction publique territoriale doivent s’articuler sur une homologie complète entre corps de la fonction publique de l’Etat et cadre d’emplois de la fonction publique territoriale. Ils doivent s’assortir d’un renforcement accru de la coopération entre les différents acteurs responsables de la formation initiale et continue des personnels de bibliothèques.”

Alors, ca, ca m’interesse, parce que le grade de “Conservateur général” n’existe pas en Territorial.

Ca voudrait dire :

  • Soit ce grade disparait de la FPE
  • Soit il apparait en FPT

J’aimerais mieux la 2e voie…   :-)

Mais je me demande, est-ce que ca veut dire aussi :

  • harmonisation des jours de congé ? des régimes indemnitaires ?

Ou bien, plus vraisemblablement, tout ca, c’est déclaratif… ?

Traditionnellement, les budgets d’acquisiton d’une bibliothèque émargent à quatre endroits:

  • les livres
  • les périodiques
  • les cds
  • les dvds

Dans le monde des livres, est apparue très vite une combinaison imparable :

  • Electre founit la base de données de nouveautés et les données de catalogage, et demain peut-être d’autres méta-données
  • Votre fournisseur (libraires) fournit les livres.

Dans le monde des cds et des dvds, une évolution se fait jour, qu’il faut accompagner dans vos appels d’offre, si on veut que ca se développe bien.

ADAV, GAM, VHS, etc fournissaient :

  • avant-hier : des cds et des dvds
  • depuis hier : en plus : des notices bibliographiques des documents founis
  • à partir d’aujourd’hui : aussi : des métadonnées enrichies

Qu’est-ce que je vise par “métadonnées enrichies” ?

  • Pour GAM : fourniture des jacquettes et de 30 secondes des 5 premiers morceaux des cds récents.
  • Pour les autres : ?? Ce qu’on leur demandera…

Il y a trois réponses techniques possibles à cet enrichissement :

  1. Le fournisseur nous fournit des fichiers sup-(ou com-)plémentaires, qu’on installe sur nos serveurs (c’est ca, une notice catalographique importée dans nos SIGB), ie qu’on héberge chez nous.
  2. Le fournisseur nous fournit des chemins d’accès vers des ressources complémentaires hébergées chez lui. On a juste à faire le lien depuis nos opacs
  3. Le fournisseur nous fournit des webservices qui viennent dynamiquement enrichir nos OPACs avec leur contenu enrichi.

Le 1er axe est en place pour les données MARC. Sinon, ca ne me parait pas une bonne idée en général (pourquoi mettre sur mes serveurs les fichiers .jpg des couvertures qui sont déjà chez lui?), mais ca pourrait être une solution dans des cas très spéciaux (j’ai pas d’idée, là, mais c’est à garder en mémoire).

Le 2e axe est le plus simple, mais est sujet à un certain nombre de bugs techniques – et est, d’un point de vue web, franchement obsolète.

Le 3e axe est l’avenir, mais ca demande à ce que nos fournisseurs, petits et fragiles, montent en compétence sur des problématiques techniques assez ardues auxquelles ils ne sont pas forcément sensibilisés. Electre, lui-même, mastodonte, nous fait croire depuis des années qu’il sait faire des webservices, mais chez moi, ca n’a jamais marché et mes mails restent lettre morte…

*

En tous les cas, si l’on veut continuer de réduire la base de catalogage de nos métiers, tout en continuant à enrichir nos catalogues et nos opacs – il faut faire des appels d’offre où sont demandés de nouveaux services à nos fournisseurs !

Bonjour,

Petit relevé rapide, pour photo et suivi ultérieur :

  nb d’abonnés nb de listes Fréquence de publication
Museum de Toulouse 7406 714 plusieurs / jour
Museum Hist Naturelle (Paris) 774 72 plusieurs / jour
Cité des sciences 3514 415 1/jour
Musée Guimet 2098 249 1/jour
Beaux Arts Lyon 1597 175 plusieurs / jour
Abattoirs de Toulouse 4415 359 2-3/semaine
104 (Paris) 4752 319 plusieurs / mois
Centre Pompidou 26855 1925 plusieurs / jour
Van Gogh Museum 19576 1383 plusieurs / jour
       
BM Toulouse 1146 118 5 / semaine
BM Béziers 149 15 plusieurs / mois
BM Brest 314 46 plusieurs/semaines
BM Angers 301 34 1/jour
BM Troyes 280 28 1/mois
BM Montreal 3245 272 plusieurs / jour
UQAM (Canada) 226 17 1/semaine
GallicaBNF 5100 406 plusieurs / jour
BPI 1273 74 1/jour

opendata, data.gouv.fr, data.bnf.fr

Mardi 6 décembre 2011

L’état vient de faire un très grand mouvement, en sortant sa plate-forme d’open-data. Tous les ministères y sont représentés dont :

la culture

1. Donc on parle de : data.gouv.fr

C’est un très bel outil.

J’ai repéré quelques fichiers word fournis, qui sont une farce – mais aussi beaucoup de fichiers :  txt propre,  xls, ou rdf. Bref, des trucs dont on peut vraiment faire quelque chose.

Donc dans l’ensemble, c’est pas mal.

En ce qui nous concerne, par contre, c’est encore un peu pauvre :

Et c’est tout.

Mais y’a peut-etre là, on peut l’espérer, un débouché utile pour toutes nos données stats DLL…

2. Oui, parce que la bnf a déjà sorti : data.bnf.fr

Alors là, je pense que je vais faire des approximations, mais peut-etre que les intéréssés sauront me reprendre.

Sur la plateforme de la BNF, on a accès aux données catalographiques de :

  • 30.000 oeuvres
  • 10.000 auteurs

Donc on est loin de l’exhaustivité annoncée par l’état. Si je comprends bien, ca tourne plutôt autour du catalogue Gallica.

A quoi ca sert ?

  1. Disons que c’est l’export du catalogue en MARC en un format XML inter-opérable dans le monde du web. Bref, le 1er pas, vers la fin de nos vieux catalogues MARC fermés
  2. Mais aussi, un réservoir unique de toutes les données en question, qui pourront donc demain commencer à se dissémnier un peu partout.

Le 1er avril 2011, la bib’ de Toulouse rendait publique son appli iphone (vous pouvez revoir tout le projet ici).

8 mois plus tard, quels sont les retours ?

1. Contexte

La bib de Toulouse c’est 70.000 usagers pour 450.000 hbts.

L’appli iphone a buggé pendant les six premières semaines, jusqu’à ce qu’une V2 vienne la consolider.

L’appli iphone a été suspendue fin septembre 2011 pendant 3 semaines pour cause de non-paiement d’abonnement au programme Apple Dev’.

2. Les stats de téléchargement

Depuis 6 mois, on est sur un rythme de 10 téléchargements de l’appli par jour.

Les mises à jour (de V1 à V2) se sont faites sur ce modèle :

  • 83% des V1 ont été migrées sur la V2. Bref, Il y a 17% des gens qui avaient installé la V1, et que ça n’a pas intéressé d’installer la V2
  • 72% des MaJ se sont faites en 2 semaines
  • 86% des MaJ se sont faites en 4 semaines

 

3. Les stats d’utilisation

Beaucoup plus dur à déterminer. On n’a pas d’outil pour.

Mais…

Je peux mesurer cela :

  • Avant l’arrivée de l’appli, les internautes mobiles pouvaient surfer sur notre opac via un environnement dédié.
  • Depuis l’arrivée de l’appli, les utilisateurs d’iphone/ipad n’ont plus besoin d’aller sur cet environnement dédié, puisque tout passe par l’appli.

Le nb de connexions à cet environnement dédié a bel et bien chuté. Le différentiel entre ce qui était attendu d’une interpolation de la courbe et ce qui est advenu : c’est cela, l’usage de notre appli iphone par les internautes.

A très gros traits, je dirais donc que l’usage est de : 100 visites par semaine depuis avril, en hausse de 30% par semestre

4. Les commentaires d’iphoners

Pour la V2, les commentaires sont très bons :

    • Super pratique ! – ★★★★★
    • by tlseyann – Version 1.0.2 – Oct 21, 2011
    • Vraiment chouette. Peut-être davantage de supports pour le tri seraient bienvenus. Mais bravo !
  • Qu’est-que vous voulez d’mieux ? – ★★★★★
  • by Alexou31850 – Version 1.0.2 – Sep 1, 2011
  • Je l’ai téléchargée hier, et elle me semble parfaite ! Elle rempli bien son travail, une esthétique pas désagréable et pratique. Je suis pas déçu. Seul hic, il n’y a pas d’images. Mais c’est pas le plus gênant.
  • Bugs réparés – ★★★★★
  • by Bibliothèque de Toulouse – Version 1.0.2 – May 21, 2011
  • Les problèmes de crash doivent avoir disparu avec cette nouvelle mouture du jour. Au besoin, supprimez la version buggée de votre iPhone, éteignez votre iPhone, puis installez la version à jour. Bonne découverte !
  • Excellent. – ★★★★★
  • by Maël Valais – Version 1.0.2 – May 21, 2011
  • Une excellente initiative, on sent que l’app a été pensée pour être fonctionnelle ! Continuez comme cela.

Pour la V1, c’était moins unanime !!  :-)

5. Les enquêtes d’opinion

Franchement, on n’en a pas fait. Le dossier a été suffisamment pénible comme ca, et est encore loin d’être stabilisé. On verra plus tard…

Je regarde qui vient surfer sur notre OPAC avec des appareils mobiles. (grâce à Google Analytics)

Si je regarde le nb de visites depuis 1 an, je constate la répartition suivante :

  1. Iphone : 1607 (32%)
  2. Ipad : 1329 (27%)
  3. Android : 1321 (27%)
  4. 4e : 279

Si je regarde le nb de visites depuis 6 mois, je constate la répartition suivante :

  1. Android : 894 (34%)
  2. Ipad : 801 (30%)
  3. Iphone : 636 (24%)
  4. 4e : 103

Si je regarde le nb de visites depuis 1 mois, je constate la répartition suivante :

  1. Android : 223 (38%)
  2. Ipad : 181 (31%)
  3. Iphone : 134 (23%)
  4. 4e : 21

Des QR Codes aux Puces NFC

Mercredi 30 novembre 2011

Dans la catégorie : “offrir de l’enrichissement numérique de contenu” à vos usagers via smartphone, vous pouvez aujourd’hui très aisément coller un peu partout des…

QR-Codes

Exemple :

A. Vous faites une bibliographie de 30 livres sur le thème : “la sexualité des ornithorynques albinos”.

  1. Grâce à votre opac, vous pouvez connaitre l’url de la recherche qui renvoie vers la liste de vos 30 résultats de cette sélection. Du type : http://monopac.fr/recherche/query=”selection_orny_sexe
  2. Cet url peut se transformer en un visuel de type QR Code très simplement via des outils en ligne gratuits. (Exemple)
  3. Vous imprimez ce visuel, vous le découpez et le collez sur vos 30 livres.
  4. Si un usager tombe par hasard sur un livre de cette sélection, et qu’il veut voir la liste des 30 titres sélectionnés : il sort son engin – et prend en photo le QR-Code.

B. Vous montez une exposition

  1. Sur les cartels x et y, vous pouvez renvoyer vers : des urls WP de l’auteur, du contenu vidéo, ou que sais-je
  2. Sur l’affiche générale, vous pouvez renvoyer vers la version on-line de l’expo qui la prolonge, la décline, l’enrichit…

Le QR-Code de ce billet :
qrcode

Mais, tout ça, ca va vite être dépassé par la technologie…

Puce NFC (Near Field Communication)

C’est tout ce qui tourne autour des services sans contact par téléphone portable.

Vous approchez votre smartphone d’une boite dédiée et vous pouvez :

  • passer les portes du métro
  • payer vos billets de train
  • payer un abonnement de bibliothèque, ou des amendes
  • voir un contenu enrichi

Cette techno a été testée au Musée d’art de Nice, en parallèle des QR-codes ; ou en Belgique

L’intérêt ? Non seulement tout le monde prédit son invasion rapide; mais en plus, c’est plus simple d’utilisation que les QR-Codes, qui vous obligent à prendre une photo après avoir téléchargé l’appli idoine…

La technologie nomade (tablette, smartphone) sera sans doute l’un des acteurs majeurs des changements qui vont nous affecter dans les 10 prochaines années.

Avec les smartphones, il y a des tas de choses à faire, à n’en pas douter.

Comme par exemple : dématéraliser la carte de lecteur.

Dans la plupart des cas, la carte de lecteur est : “un bout de plastique avec un code-barre”.

On pourrait donc très bien photographier le code barre, et permettre à l’usager de se débarasser de son bout de plastique, qui encombre son porte-feuille et parfois se perd ou s’oublie.

C’est déjà le cas avec l’application gratuite, dont c’est le coeur de métier : fidme.

Si vous voulez tenter l’expérience, ils peuvent rajouter votre carte de bibliothèque dans leur panel de cartes qu’ils proposent à l’internaute.

Après, il faudra encore quelques tests pour venir conforter, ou non, la compatibilité avec vos lecteurs-scanners. Mais c’est l’une des pistes, je crois, qui nous apportera des fruits bientôt.

3e épisode des comparatifs (episode 1, episode 2)

*

ETAT ET EVOLUTIONS

Etat au 28/10/2011      
  Librarything Libfly Babelio
Nombre de comptes francais           14 425  22 344          37 200
Nombre de livres catalogués       555 261  1 581 000      1 598 000
Nombre de commentaires +critiques+citations+vidéos+bios           15 653  45 558 (*)         299 000
Nombre de tags       613 782  ?  1 134 000
       
Etat au 18/03/2010      
  Librarything Libfly Babelio
Nombre de comptes francais 12 145 17 587 11 104
Nombre de livres catalogués 378 785 1 530 000 555 853
Nombre de commentaires +critiques+citations+vidéos 7 058 17 237 44 089
Nombre de tags 427 273 ? ?
       
Etat au 05/03/2009      
  Librarything Libfly Babelio
Nombre de comptes francais 5 390 793 6 539
Nombre de livres catalogués 262 753 95 295 316 000
Nombre de commentaires 3 717 4 124 12 500
Nombre de tags 232 000 ? ?
       
Evolution sur les 20 derniers mois
     
  Librarything Libfly Babelio
Nombre de comptes francais 19% 27% 235%
Nombre de livres catalogués 47% 3% 187%
Nombre de commentaires +critiques+citations+vidéos+bios 122% 164% 578%
Nombre de tags 44%    

(*) NB : Libfly propose aussi quelques contenus (en petit nombre) de haute valeur ajoutée :

Evolutions et évolution d’évolutions

  • Hausse pour tout le monde
  • Après avoir absorbé “tous les livres” possibles il y a 2 ans, Libfly a aujourdh’ui une base complète qui augmentera peu
  • Forte hausse pour Babelio
  • La tendance surtout est pour Babélio. Les hausses, chez Librarything comme chez Libfly, ralentissent.

Des ratio

Autre approche pour tenter la mesure et l’analyse : la densité des comptes et des livres relativement au contenu ajouté. Qu’il y ait 3 millions de notices dans tel réservoir importe moins que de savoir que seul 5.000 d’entre elles possèdent du contenu enrichi.

RATIO au 28/10/2011      
  Librarything Libfly Babelio
Nb de commentaires+citations+critiques+vidéos+bios/comptes  (ACTIVITE DES COMPTES) 1.09 2.04  8.04
Nb de commentaires+citations+critiques+vidéos+bios/livres   (RICHESSE DES FONDS ENRICHIS) 0.03 0.03  0.19

Des offres

Je vous renvoie vers leurs pages de présentation à destination des bibliothèques’ :

Quelques retours sur babelthèque

Jeudi 27 octobre 2011

Babelthèque est un webservice développé par le réseau social livresque Babélio - afin de pouvoir récupérer les critiques/citations/tags/notes/recommandations de babélio dans nos opacs.

On peut aussi, depuis l’opac, ajouter des citations et des critiques. (en savoir plus)

La bibliothèque de Toulouse utilise ce service depuis plusieurs années maintenant. Je réponds ici à des questions fort pertinentes :

“” Q :  Avez-vous des retours des usagers sur l’utilisation de ces commentaires et recommandations ?

NON.

Le module de stats avec babelthèque est très faible.

  • Je ne sais pas combien de gens cliquent pour afficher la fenêtre qui donne les citations/critiques/listes_de_livres_liés_au_tag_X
  • Je ne sais pas combien de gens rebondissent vers une autre notice de livres qui leur a été indiquée par un des widgets de babelthèque
  • Je ne sais pas combien de notices s’affichent avec les widgets babelthèque dedans

Je sais en revanche, combien de gens ont écrit depuis notre opac :

  • des critiques :  en 2010 : 146 — en 2011 (inachevé) : 95
  • des citations : en 2010 : 21 — en 2011 (inachevé) : 8

Mettons que nos internautes, via l’opac, contribuent à hauteur de :

2,5 critiques par semaine et 1 citation par mois – à l’enrichissement de babélio

(La bib’ de Toulouse a 70.000 inscrits)

Par ailleurs je n’ai pas de retour qualitatif de gens en direct, là-dessus – et nous n’avons pas fait d’enquête à cet égard.

“” Q : les usagers de la BM de Toulouse postent-ils beaucoup de commentaires (nombre de commentaires ou nombre de notices commentées par les usagers par rapport au nombre global de notices), ou est-ce essentiellement la communauté Babelio qui alimente en commentaires ? Sont-ils nombreux à y participer (nombre d’usagers à participer par rapport au nombre total d’usagers) ?

Une partie de la réponse est donnée ci-dessus.

Il est très clair que ce n’est pas une bibliothèque qui aura la taille critique suffisante pour réaliser un tel exercice. J’ai toujours plaidé pour des systèmes communautaires francophones et refusé toute idée d’une bibliothèque 2.0 uniquement nourrie avec ses forces propres et vives: usagers et/ou agents.

Babelthèque est d’abord concu comme/pour ca : ce qu’ils apportent c’est la force de leur réseau de commentateurs Babélio.

La capacité à créer du commentaire via l’opac est une demande qu’on a spécifié à l’époque, et sur laquelle on n’a jamais fantasmé. 150 critiques par an via l’opac : c’est peu, mais c’est quelque chose.

Je ne sais pas qui commente via notre opac.

“” Q : quelles autres bibliothèques participent au réseau ?

Je ne saisis pas bien la question.

Si la question est : “quelle autre bibliothèque a acheté l’abonnement aux webservices de Babelthèque et l’a bien mis en oeuvre dans son OPAC ?”

Je ne sais pas mais je ne doute pas qu’une réponse arrive très vite dans les commentaires.

En tout cas : pas assez à mon sens, c’est un service très bien foutu, qui existe depuis 2.5 ans

“” Q : combien coûte Babelthèque à la BM ?

Les coûts de babelthèque, je pense, sont variables selon la taille de votre établissement.

La BM de Toulouse a concu l’offre Babelthèque avec Babelio dès l’origine. Nous avons aussi essayé de voir comment les bibliothèques pourraient se l’offrir. Et moi, j’ai qu’une hantise : les marchés publics.

Les coûts annuels de babelthèque à la BM de Toulouse sont inférieurs au seuil des marchés publics : 4.000 HT.

“” Q : En tirez-vous un bilan positif ?

Franchement, je trouve que c’est une super offre, parce qu’ils ont un réseau social très riche et très actif. Il faut s’appuyer sur les plateformes qui possèdent le contenu – et participer, dans la mesure de nos moyens, à leur enrichissement.

Bien sûr, mes collègues sont les rois pour trouver que telle ou telle recommandation est inepte. Le taux de recouvrement entre les livres babelio et les notres – est faible. Mais qu’avez vous de mieux à proposer ? C’est déjà pas mal !

On n’avancera pas en attendant l’outil parfait. On avancera en participant de l’élan : en faisant des trucs, ou en sponsorisant des trucs à potentiel – et tant pis pour les 20% de bruit/casse et les imprécateurs-ronchons qui ne voient que ça.

Un site gratuit, que j’ai testé par procuration :

ibuildapp.com    (Merci Seb)

Il propose des modèles d’appli basiques, avec quelques rubriques et des fonctionalités simples : accès web, aggrégation de flux, etc.

Le tout en ligne (rien à télécharger, donc…)

Et pouf… il vous génère des applis que vous pouvez ensuite télécharger sur les principales stores…

Je dirais qu’il y a en fait deux dimensions à l’enrichissement des OPACs :

1. Du moteur de recherche au portail de contenus

Il s’agit de dire : “un opac n’est pas qu’un moteur de recherche”.

C’est une aggrégation de services autour d’une fonctionnalité qu’est le moteur de recherche.

Vous construisez dès lors l’opac en déclinant toutes les fonctionnalités possibles qui vont renvoyer des listes de résultats de notices :

  • Livres les plus xxxx (consultés/empruntés/récents/etc)
  • Documents autour du thème y
  • Documents du sous-genre z
  • Si vous avez le profil y, venez ici.
  • Si vous êtes un fan de xxxx (sport/musique/ciné), passez par là
  • Les docs du moment (parce que c’est Cannes, c’est la coupe de foot, c’est l’expo machin)

L’OPAC s’enrichit en tant qu’il devient un site, mais uniquement construit autour du moteur du catalogue – et qui vise à diversifier les modalités d’accès à la richesse de votre fonds documentaire.

Exemples :

2. De la notice catalographique à la fiche Amazon

Le deuxième lieu d’enrichissment des catalogues est la notice bibliographique. Il s’agit d’ajouter des méta-données et d’aggréger toutes les informations pertinentes en un seul endroit.

Il y a trois sources de métadonnées :

  1. Le catalogage standard. Cf: MARC
  2. Le catalogage avancée : vous décidez d’enrichir les notices de votre SIGB en ajoutant des informations que vous jugez pertinente : VOS critiques de documents, des liens hypertextes vers des sites connexes, etc
  3. L’aggrégation de contenus externes. C’est la technologie des webservices ou simplement des liens en dur, avec lesquels vous pouvez ajouter : des imagettes, des extraits de musique, des critiques, des extraits de livre, des notices biographiques des auteurs, des vidéos, etc etc. Les sources et les données sont chez : electre, titelive, gam, amazon, libfly, babelio, wikipedia, deezer, etc etc

Le point 1 -avec electre et la BNF- devrait avoir disparu de nos fiches de poste depuis 10 ans.

Le point 2 devrait être un axe fort de travail par nos équipes d’acquéreurs.

Le point 3 devrait être un axe fort de travail par nos équipes d’informaticiens.

A noter que le point 2 et 3 sont couplables : si un acquéreur écrit une critique, où la dépose-t-il ? dans son SIGB ou dans Babélio ?

L’OPAC s’enrichit en tant qu’il devient un lieu complet, à partir duquel l’utilisateur peut retrouver toutes les informations susceptibles de l’intéresser dans sa recherche.

Exemple :

[MaJ : 01/06/11]

J’ai fait un rapide survol ce jour de quelques sites web, j’ai noté

Bordeaux

  • PAS de site web pour la bibliothèque
  • Leur catalogue même ne possède pas de visibilité propre

Lille

Ils ont un portail : Typo3/Zone de Portfolio – très relooké

  • Site web
  • Flux RSS sur la home
  • OPAC
  • [MaJ] Bibliothèque Numérique
  • Présence sur les réseaux sociaux annoncée
  • Le tout rame très fort

Nantes

Ils ont un portail : Typo3/Zone de Portfolio

  • Site web
  • PAS de flux RSS
  • OPAC
  • OPAC jeunesse standard
  • Bibliothèque Numérique
  • Ressources numériques
  • Des jeux

Marseille

Nouveau site qui est en fait un Portail : Typo3/Zone de portfolio

  • Site web
  • PAS de flux RSS
  • OPAC
  • Agenda culturel : pdf !!!!!!!!!
  • Bibliothèque Numérique
  • Ressources numériques nomades

Montpellier

Ils ont un site web

  • dont : Flux RSS audio sur la home

Et un catalogue pour :

  • OPAC
  • Très enrichi (pas forcémet les notices, mais les rubriques)
  • Bibliothèque Numérique
  • Beaucoup de choses

Rennes

 Un portail :

  • PAS de flux RSS
  • Un OPAC nouvelle génération avec qq couvertures amazon
  • PAS de bibliothèque numérique

Nice

Un portail : webaloès d’opsys :

  • Un OPAC
  • Une bibliothèque numérique
  • PAS de flux RSS
  • Le tout est extremement moche

Lyon

Ils ont un site web avec :

  • PAS de flux RSS sur la home (flus RSS pr les podcasts ensuite)
  • des tas de sous-sites
  • Une très belle home (qui cache le reste…)
  • Des ressources numériques

Un OPAC

  • Porfolio de bibliomondo : à la louche : 15 ans d’age.
  • Aucun enrichissement

Un moteur de recherche fédérée :

Des tas de bibliothèques numériques (par ex)

Brest

Un site web avec :

  • présences sur les réseaux sociaux
  • Des blogs
  • Un vrai agenda avec calendrier
  • PAS de bibliothèque numérique

Et Un opac :

Strasbourg

Ils ont un portail : d’archimed:

  • Flux RSS sur la home
  • OPAC
  • Bibliothèque numérique
  • agenda

Toulouse

Ils ont un site web avec

  • Flux RSS
  • Présences réesaux sociaux
  • Agenda-calendrier
  • Des blogs
  • Des tas de sous-sites
  • Des gadgets divers
  • Des ressources numériques

Des OPACs

  • standard
  • jeunesse
  • Mobile
  • Très enrichi (beaucoup de rubriques)
  • Avec des notices enrichies

Des bibliothèques numériques

***

C’est pas très folichon tout ca…

J’ai un vrai problème avec ce portail Zone (cf:Lille, Nantes, Marseille) et l’affichage des résultats du catalogue avec ce double ascenceur qui apparait : C’est un niveau pitoyable d’intégration d’opac dans un portail alors que c’est le même prestataire.

Par ailleurs pour un outil “dernièrement” développé, c’est pas tété…

*

Quelques verdicts donc :

Carton rouge :

  • Bordeaux
  • Nice

Félicitations :

  • Lyon
  • Toulouse
  • Montpellier
  • Et Nantes à l’arraché

Les félications vont à ceux qui font plus que l’attendu minimum.

Et l’attendu minimum pour de telles structures est :

  • Un site web riche et propre – avec un agenda convenable
  • Qui s’enrichit et est conçu pour ça (pas le cas de Nantes, à vue de nez)
  • Un OPAC propre
  • Une bibliothèque numérique

Il y a trois ans, la Bibliothèque du Congrès passait un partenariat avec Flickr pour lancer un projet visant à rendre accessible sur flickr une grande partie de son fonds photographique sous licence “no copyright known”.
A ce jour il y a cinquante bibliothèques partenaires, dont nombreuses grosses pointures : New York Public Library, la bib’ nationale de Nouvelle Zélande, les archives nationales de Grande Bretagne, La NASA, Cornell, etc.
Fin 2008, c’est le drame : la crise frappe tous les acteurs : Yahoo! fait des choix, restructure ses équipes. Flickr nous dit que tout va bien; dans les faits, ils n’intègrent plus de nouvelles bibliothèques à ce projet qui se met en sommeil.
Les nouveaux intéréssés arrivent trop tard, il n’y a plus personne pour les accompagner.


Il y a un mois, le projet repart.
Les bibliothèques recommencent à se bousculer au portillon de flickrcommons : Bib’ nationale de l’Australie, Les archives de Caroline du Nord, Un institut néerlandais…
Je sais que quelques bibliothèques francaises avaient en projet de rejoindre ce groupe – c’est peut-etre le moment à nouveau !

C’est en tout cas la proposition qu’a excellement illustrée l’artiste Belge Wim Delvoye avec un site qui fonctionne à mon avis très très bien :

Cerise sur le gateau :

dans cette ville, il y a une bibliothèque…  :-)

La BMVR de Toulouse lance son appli pour smartphone.

Elle est actuellement téléchargeable pour les iphone/ipad.

Vous pouvez continuer d’en suivre toutes les étapes de confection sur cette page Facebook.

Fin aout, j’avais fait une petite série pour voir ce qui se passait sur l’apple store dans notre domaine :

7 mois plus tard, j’ai refait les mêmes tests. Il ressort :

HORS ANGLOSAXONIE

Avec le mot “bibliothèque”

Toujours rien.

Pas d’appli de bibliothèque dans l’Apple store au 28 mars 2011

Avec le mot biblioteca

1 appli qui ne vient pas d’une bibliotheque

En danois : « bibliote… »

16 réponses dans l’apple store

je pense que le nombre de bib concernées reste à 2-3, mais mon danois étant ce qu’il est…

Bibliothek

15 réponses, mais rien qui ressemble à une bibliothèque

EN ANGLOSAXONIE : le mot “library”

Le nombre de résultats est très important, j’ai fini par me lasser de traquer les vraies bibliothèques parmi les réponses.

Ce que je retiens :

  1. Toujours de nouvelles bibliothèques qui apparaissent (Warwick, Hall County, Fairfax, Boston, Vanderbilt, Hannon, Brooklyn, Prince george, Houston, Maynooth,…)
  2. Des applis toujours centrées sur le catalogue, et qui cherchent à améliorer l’expérience-utilisateur au catalogue
  3. Quelques nouvelles focntionnalités, pas cheres, rajoutées : les actualités (flux) de la bibliothèque + connexion aux avatars 2.0 de chaque bibliothèque
  4. L’arrivée en force de la Chine
  5. La British Library est arrivée et propose de consulter des trésors numérisés.
  6. La sortie d’une appli pour le campus d’Harvard

Le monde de la culture : “patrimoine” et “culture”

  • La bourgogne a lancé une appli pr les journées du patrimoine en sept 2010
  • La gironde
  • Bourges
  • Ajaccio
  • Musée de cambrai
  • Enghien-les bains
  • Cite de l’architecture a lancé une appli autour de la BD
  • Mairie de Paris a lancé patrimap
  • Le Ministère de la culture propose culturepocket
  • Célébrations nationales 2011 (serait l’appli officielle du Minsitère de la Culture)
  • CATEL en bretagne
  • Les Yvelines

Sur la “culture” , présence de  :

  • Malte
  • Québec
  • Irlande
  • les musees de paris
  • grands palais
  • Pompidu metz
  • Maison de la danse
  • théatre celestins (lyon)
  • Spectacles à metz
  • Notre Dame
  • beaucoup de choses…

A Toulouse (mot “toulouse”)

66 réponses

  • Museum de toulouse
  • La depeche
  • Toulouseblog
  • de la géolocalisation
  • du tourisme/guide
  • velo toulouse
  • horaires de ciné
  • stade toulousain
  • les nuits sonores
  • mélées numérique
  • Radio FMR
  • aréoport

Portrait d’un site web en galaxie

Samedi 26 février 2011

La notion même de site web s’étant très largement élargie ces dernières années, notre webmestre a planché sur une représentation de nos divers “territoires en ligne”. Le résultat est ci-dessous.

Une telle disposition soulève, à mon avis, deux problématiques :

poïétique. Le démiurge ici, est un architecte. Les connexions entre les différents lieux sont extrèmes et ne cessent de complexifier l’environnement général. Et encore, ici n’apparaissent pas toutes les relations avec les serveurs internes, ou intranet. Question : comment maintenir un système d’une telle complexité ? Comment réussir à le faire évoluer ? (le changement d’une brique centrale faisant tout s’effondrer…)

politique. Comment administre-t-on un tel système ? Je vois deux écoles - pour rester dans l’univers retenu. Créer une république, gouvernée/avisée par un conseil des Jedis – ou le modèle impérial, dirigé par un seigneur Sith tout puissant.

Nébuleuse web (Merci à SG) :

Il y a 7 mois, je relatais les pratiques de nos usagers en matière d’accès internet mobile.

Je refais le test aujourd’hui en regardant :

Les statistiques d’utilisation de l’opac sur les 3 derniers mois, des usagers de chez eux

  1. Le nombre de visites par mobile a doublé (1152 contre 561)
  2. Les usages mobiles augmentent mais restent statistiquement négligeables : on passe de 4.9 à 5.4 pour 1000
  3. Par contre, plus intéressant, la montée en flèche des utilisateurs d’Ipad et la croissance d’Android :
iPhone  522 45,12 %
iPad  234 20,22 %
Android  182 15,73 %
iPod  104 8,99 %
SymbianOS  48 4,15 %
BlackBerry  37 3,20 %
Samsung  8 0,69 %
LG  7 0,61 %
Windows  7 0,61 %
Nokia  3 0,26 %

TOTAL des visites des 10 premiers Mobiles : 1152 (contre 561)  

Vous faites des manifestations et y’a des tas de gens qui ne peuvent y assister.

Malheur, que faire ?

  • On sait assez bien faire : la mise en ligne de fichiers sons ou vidéos, présentant nos archives
  • Je propose de faire : la diffusion en direct

I. Comment on fait ?

Il y a plusieurs boites capables de faire cela. La plupart ont des solutions payantes, hébergées chez elles, ou avec des progiciels à installer chez vous.

Nous avons testé une solution en ligne gratuite :

blogvideo tv.

C’est a priori très simple :

  1. Vous ouvrez un compte.
  2. Vous collez à votre ordinateur un périphérique de capture audio-visuelle : caméra vidéo, puissant système en régie ou simple webcam.
  3. Ce flux est envoyé de votre ordinateur vers le site
  4. Toute personne peut ensuite, de chez lui, voir ce flux vidéo en allant sur le site hébergeur
  5. Divers widgets vous permettent de coller cette vidéo sur vos sites/pages/blogs
  6. 

Les problèmes techniques

Y’en a pas vraiment.

Ceux que nous avons rencontré proviennent de nos règles internes DSI qui disent : streaming interdit

  • Donc pas de streaming en émission (je peux pas envoyer l’entrée vidéo vers le site)
  • Et pas de streaming en réception (je peux pas voir le résultat sur un ordi quelconque)

Bref, ce fut du haut funambulisme pour trouver les bonnes portes de sortie et faire les tests, et tout et tout. Mais sinon : pas de pb technique. Une webcam, on branche, ca marche.

II. On peut voir un résultat ?

Oui, m’ssieurs-dames.

Vous pouvez suivre la conf’ que donne James Ellroy Vendredi soir 28 janvier à 18h à Toulouse

On verra alors si ca marche…

Passer un marché avec Electre

Vendredi 7 janvier 2011

Electre est le fournisseur historique des bibliothèques en matière de données bibliographiques.

Il est un peu en situation monopolistique, et la plupart des bibliothèques doivent y être abonnées depuis des années, sur un budget “d’abonnement”, vaguement contractualisé.

1. Faire un marché

Depuis qq temps, vu les coûts en jeu, plusieurs établissements ont commencé à passer des marchés avec Electre, malgré le fait que ce sont les seuls, en gros, à pouvoir y répondre.

Chez nous, on avait un vague contrat d’une page ; tous les ans, on recevait une facture, avec une simple ligne du genre : “fourniture de données”. Pas de stats, pas de définition du service, pas de recours…

Je peux vous fournir ici un exemple du marché à bons de commande proposé par une grosse BM :

  1. Le CCP : electre_ccp
  2. Le BPU : electre_bpu

2. Pourquoi faire ?

Avec un marché :

  1. Vous savez ce que vous achetez
  2. Vous pouvez contractualiser certaines fonctionnalités attendues
  3. Vous pouvez demander le développement de certaines fonctionnalités
  4. Vous pouvez acheter des prestations et donc exiger qu’elles se fassent.

C’est du boulot administratif, c’est sûr, mais je viens de vous en mâcher la moitié !  :-)

Comme la DLL, l’IFLA fait chaque année des agrégations de statistiques du fonctionnement des bibliothèques.

Les chiffres pour 2009 sont tombés, en version preprint (non défintif donc).

1. Contexte

  • 57 bibliothèques ont répondu. Autant dire : rien
  • Une seule bibliothèque française (je suis vraiment trop con !!!)
  • sont représentés : Europe, Amérique du Nord, et 2 bibliothèques chinoises.

Il est très difficile de comprendre les questions de l’ifla, de les adapter à ses propres caractéristiques locales. Donc la comparaison doit, à mon sens, se concentrer sur les grandes masses, et surtout pas rentrer dans les détails.

Je me suis déjà exprimé à plusieurs reprises sur les innombrables trappes de ce type de comparatif.

Pour autant…

2. Qu’en tirer ?

Je vous laisse exploiter leurs sources.

Quant à moi, rapidement, j’ai noté :

  1. Près de deux tiers des bibliothèques ont un nombre de “points d’accès“, supérieurs à 25. (trois sont au-dessus de 100. Dont Shangai : pour y avoir été : je ne les ai pas vus…) Je doute que cela corresponde à des “bibliothèques de quartier” => comment proposer de nouvelles formes de points d’accès aux livres ?
  2. Shangai est un peu à part : 5 MILLIARDS de doc; 255 points d’accès ; je n’ose imaginer le budget…
  3. Cleveland aussi. Tous ses chiffres sont bizarres/disproportionnés ??
  4. L’Europe centrale est en mauvais état
  5. Le taux de pénétration, en gros, est supérieur à 50% aux states et inférieur à 25% en Europe
  6. Les budgets de fonctionnement peuvent atteindre des sommes faramineuses, aux states notamment (7 ont un budget de plus de 70 millions de dollars, quand la BM de Tlse en a 17). Il s’agit de métropoles qui ne peuvent se comparer qu’à Paris, je pense.
  7. L’amplitude horaire d’ouverture : faut pas regarder, on compte pas pareil : c’est sûr.
  8. Les bibliothèques qui fonctionnent le mieux NE sont PAS celles où les ratio “staff/population” ou “budget fonctionnement/population” – sont les plus élevés…
  9. Quand on voit les scores de visites en ligne aux Etats Unis, on peut en déduire que l’usage d’internet n’est qu’à ses débuts dans la vieille Europe. Le nombre de visites sur nos sites web va être multiplié par 10 dans les 5 ans. Investissez sur ce créneau !

3. En détails

Je vous laisse mon fichier exel complet.

Ou simplement le tableau des ratio [en vert, les chiffres sont bons ; en rouge, ils sont mauvais ; en jaune, ils sont hors concours (trop élévés)]

Je vous joins des graphes de ratio (j’ai essayé de notifier certaines bibliothèques) : [cliquer pour agrandir]

a. COLLECTION / Population (hors concours : shangai, Cleveland, Boston)

b. ACQUISITION/ Population

c. INSCRITS / Population

d. PRETS / Population

e. BUDGET / Population (hors concours : Cleveland)

f. STAFF / Population (hors concours : Cleveland)

g. VISITES SUR LE SITE WEB / Population

Bilbiothèque numérique “mobile”

Vendredi 10 décembre 2010

La bibliothèque de Toulouse vient de développer une version mobile pour sa bibliothèque numérique patrimoniale

I. Comment on fait ?

  1. On a un logiciel sur lequel on a la main (ici, open source : Greenstone)
  2. On a une compétence en interne
  3. On a une volonté en interne d’y consacrer deux jours

II. A quoi ca sert ?

Alors, là, évidemment, la question peut se poser…  :-)

Je la tournerai autrement :

Vaut-il mieux passer 15 heures à améliorer les notices de catalogage de 100 notices,

ou 15 à développer un nouvel outil qui permet :

  • d’assurer un nouveau service
  • de monter en compétences techniques sur l’expertise d’un outil
  • d’avancer pas à pas sur des problématiques plus vastes (la bib’ mobile), en faisant des expérimentations là où on peut les faire

?

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